Acheter des actions peut se faire de plusieurs façons, beaucoup de débutants ne savent que mettre de l’argent de côté pour acheter des actions, attendre de percevoir des dividendes ou des plus-values. Mais si vous avez déjà étudié en profondeur les fondamentaux d’une entreprise, que vous avez repéré ses mouvements à venir, mais que votre capital est limité, comment maximiser votre effet d’investissement ? C’est là qu’interviennent les outils de « financement » et de « vente à découvert » (融券). En résumé, le financement vous permet d’amplifier vos gains lorsque le prix de l’action monte, la vente à découvert vous permet de profiter d’une baisse. Mais ne vous précipitez pas pour les utiliser, il faut d’abord comprendre leur mécanisme et leur coût, c’est la démarche d’un investisseur avisé.
I. La nature du financement : les règles du jeu pour emprunter pour acheter des actions
Qu’est-ce que le financement ?
La logique du financement est simple — vous ne disposez pas de tout le capital, mais vous croyez en une action, alors vous empruntez une partie de l’argent auprès de votre courtier pour l’acheter. En d’autres termes, le financement consiste en un partenariat entre l’investisseur qui fournit une partie des fonds et le courtier qui prête une autre partie, pour acheter ensemble des actions, lesquelles servent de garantie pour le prêt.
Pour faire une analogie, acheter une maison se fait souvent avec un prêt immobilier, car il n’est pas nécessaire de payer en une seule fois tout le montant. La logique pour acheter des actions est similaire — pourquoi mettre tout votre argent disponible dans une seule action ? Grâce au financement, vous pouvez participer à la même variation de prix avec moins de capital, en quelque sorte, faire de « l’effet de levier ».
L’attraction principale du financement est : les gains et les pertes sont amplifiés. Si cette arme à double tranchant est bien utilisée, elle peut doubler vos profits, mais mal utilisée, elle peut aussi doubler vos pertes. La prudence est donc de mise.
Comment le financement amplifie-t-il les gains ? Exemple illustré
Prenons un exemple : Petit Ours croit fortement en l’action Apple, dont le prix actuel est de 100 dollars, mais il ne dispose que de 40 dollars en cash. Il décide alors de financer l’achat : il met 40 dollars, le courtier lui prête 60 dollars, pour acheter 1 action Apple à 100 dollars.
Quelques jours plus tard, suite à une précommande exceptionnelle pour un nouveau produit, le prix monte à 150 dollars. Petit Ours décide de vendre, en déduisant le prêt de 60 dollars et les intérêts, il récupère environ 90 dollars.
En calculant : Apple a augmenté de 50% (de 100 à 150), mais le gain de Petit Ours est d’environ 125% (de 40 à 90) ! Si il avait acheté directement l’action, il n’aurait gagné que 50%. Voilà la puissance du financement.
Même avec 100 dollars en main, le financement permet de conserver une certaine flexibilité — par exemple, en pariant simultanément sur deux actions ou en renforçant une position lors de fluctuations du marché.
II. Coût du financement : comment calculer le taux d’intérêt ?
Quel est le taux d’intérêt du financement ?
Puisque le financement consiste en un emprunt, il faut payer des intérêts. Le taux annuel d’intérêt sur le marché taïwanais est généralement compris entre 4.5% et 6.65%, le taux précis dépend du courtier, des conditions du marché et du montant emprunté.
Beaucoup se concentrent sur le rendement, mais oublient une réalité : les intérêts sont calculés au jour le jour — plus vous empruntez longtemps, plus vous payez d’intérêts.
Formule de calcul du taux d’intérêt
Intérêt de financement = Montant emprunté × Taux annuel × Nombre de jours d’emprunt ÷ 365
Prenons un exemple réel pour estimer le coût :
Supposons que vous croyez en une action à 2000 NT$, et que vous achetez 1000 actions avec 80 000 NT$ de fonds propres et 120 000 NT$ de financement, pour un total de 200 000 NT$. Le taux annuel est de 6.65%. Après 20 jours, le prix monte à 2200 NT$, vous vendez.
Cela semble intéressant. Mais si vous maintenez la position pendant 60 jours, l’intérêt sera de 13 116 NT$. Sur six mois, il peut atteindre environ 39 900 NT$, ce qui peut réduire considérablement votre profit.
Impact du taux d’intérêt sur la durée d’investissement
C’est pourquoi le financement est généralement une tactique à court terme, pas une stratégie de détention longue. Si une action offre un rendement de 4%, mais que le taux de financement est de 6.65%, même si le prix ne monte pas, les dividendes seront absorbés par les intérêts, voire vous coûteront de l’argent. Le financement est donc adapté à des opérations à court terme, avec des catalyseurs précis — par exemple, avant une annonce de résultats, une sortie de produit, ou une annonce de fusion/acquisition.
III. Avantages du financement : amplification des gains et flexibilité
1. Multiplier ses gains, amplifier l’effet de levier
Par rapport à l’achat direct, le financement permet de participer pleinement à la hausse ou à la baisse d’une action avec moins de capital. L’exemple d’Apple a déjà montré cela — avec 40 dollars, on peut réaliser un gain de 125%, ce qui est la principale attraction du financement pour les investisseurs.
2. Flexibilité dans l’utilisation des fonds
En n’utilisant qu’une partie de votre capital pour participer à la totalité de la variation, votre argent disponible peut être utilisé ailleurs :
Renforcer une position lors d’un creux
Investir simultanément dans plusieurs secteurs pour diversifier
Réagir rapidement à une opportunité de marché
Par exemple, si vous avez 2 millions NT$ au total, acheter uniquement une action A vous limite à ses mouvements. Mais avec du financement, vous pouvez emprunter 1 million pour acheter pour 2 millions d’actions A, tout en conservant 1 million pour investir dans B ou pour couvrir d’autres risques.
IV. Risques du financement : liquidation forcée et érosion par les intérêts
1. Risque de liquidation — la menace la plus grave
Le plus grand risque du financement est la « liquidation forcée ». Le courtier prête de l’argent pour acheter des actions, avec comme garantie cette action. Si le prix chute trop, le courtier craint de ne pas récupérer son argent.
Pour se protéger, le courtier fixe un « seuil de maintien ». Si le prix baisse et que le ratio de maintien tombe en dessous, il vous demande de déposer des fonds supplémentaires. Si vous ne le faites pas dans le délai, il peut vendre vos actions de force — c’est ce qu’on appelle la « liquidation ».
Exemple concret de liquidation
Petit Ours achète des actions TSMC à 500 NT$, en mettant 20 000 NT$ de fonds propres et en empruntant 20 000 NT$, pour un total de 40 000 NT$. Le ratio de maintien est de 200% (40 000 / 20 000). La situation semble sûre.
Mais suite à des événements géopolitiques, la valeur de TSMC chute à 380 NT$. Le ratio de maintien devient 190% (38 000 / 20 000). Si le seuil fixé par le courtier est de 130%, il faut recalculer : si le prêt était de 30 000 NT$, le ratio devient 126.7% (38 000 / 30 000), ce qui est en dessous du seuil.
Le courtier devient nerveux : si le prix continue de baisser, il risque de ne pas récupérer ses 30 000 NT$. Il demande donc à Petit Ours de déposer des fonds supplémentaires sous 2 jours, sinon il vendra de force.
Deux options s’offrent à lui :
Option 1 : déposer suffisamment pour que le ratio remonte à 130% ou plus — le courtier ne vend pas immédiatement, mais si le prix continue de baisser, le ratio redescend et il faudra encore déposer. Cela peut devenir une spirale sans fin de « marges à couvrir ».
Option 2 : déposer pour revenir au ratio initial — par exemple, 166.7% ou plus, pour éliminer tout danger.
C’est pour cela que les actualités financières parlent souvent de « liquidation forcée » ou de « risque de liquidation massive » — lors de fortes fluctuations, beaucoup de financés se retrouvent en danger.
( 2. L’érosion par les intérêts
Si vous achetez une action avec financement et que le marché reste stagnant, vous ne gagnez ni ne perdez grand-chose. Mais vous payez chaque jour des intérêts, ce qui peut finir par vous faire perdre de l’argent. C’est pourquoi le financement est plus adapté à des stratégies à court ou moyen terme, pas pour une stratégie d’investissement à long terme ou « buy and hold ».
V. Comment éviter les risques liés au financement ?
) 1. Surveiller attentivement le ratio de maintien
Le principal danger est la liquidation. Pour l’éviter, il faut suivre en permanence l’évolution du ratio de maintien. Dès qu’il approche du seuil critique, il faut rapidement déposer des fonds ou réduire la position.
De plus, il faut toujours garder une réserve de liquidités pour faire face à l’imprévu. Ne pas utiliser tout votre capital disponible pour le financement, c’est se mettre en danger.
( 2. Choisir judicieusement ses actifs et ses moments d’entrée
Le financement amplifie à la fois les gains et les pertes. Donc :
Choix des actifs : privilégier les actions à grande capitalisation, avec une forte liquidité. Les petites capitalisations ont des fluctuations plus violentes, et le risque de liquidation est plus élevé.
Moment d’entrée : idéalement, avant une annonce importante, une publication de résultats, ou une étape clé comme une fusion ou un lancement de produit. Cela vous donne une logique claire pour votre investissement, plutôt que de parier à l’aveugle.
Éviter les actions à faible rendement en dividendes : si le rendement en dividendes est de 4%, mais que le taux d’intérêt du financement est de 6.65%, le dividende sera absorbé par les intérêts, ce qui n’est pas rentable.
) 3. Fixer des stops-loss et des objectifs de profit
L’investissement avec financement doit être discipliné. Utilisez des indicateurs techniques pour définir :
Stop-loss : si le prix casse un support technique, vendez immédiatement. Ne pas espérer un rebond, car vous payez toujours des intérêts.
Objectif de profit : si le prix atteint une résistance technique ou votre objectif de rendement, vendez pour prendre vos gains. La détention prolongée peut faire que les intérêts rongent votre profit.
La discipline dans la gestion des sorties est la clé de la réussite à long terme.
( 4. Investir par tranches pour réduire le risque
Personne ne peut prévoir le point le plus bas avec précision, mais en divisant votre investissement en plusieurs tranches, vous limitez le risque :
Supposons que vous croyez en une action et que vous souhaitez investir 3 millions NT$ via financement. Plutôt que d’acheter tout d’un coup, divisez en trois fois 1 million NT$.
Si la première tranche est le point le plus bas, vous participez à toute la hausse suivante.
Si le marché continue de baisser, mais que vous avez confiance, vous pouvez acheter la deuxième et la troisième tranche, en moyenne à un prix plus bas.
Si le marché finit par remonter, vous réalisez un profit.
De plus, vous pouvez diversifier votre portefeuille : si vous avez plusieurs actions ou secteurs en vue, la baisse d’un secteur peut être compensée par la hausse d’un autre. La stratégie de diversification augmente la probabilité de gains.
VI. Introduction à la vente à découvert : profiter de la baisse
) Qu’est-ce que la vente à découvert ?
Si le financement consiste à emprunter de l’argent pour acheter, la vente à découvert consiste à emprunter des actions pour les vendre.
Le collatéral pour la vente à découvert est la valeur de l’action, et il faut déposer environ 90% de cette valeur en cash comme garantie.
Les vrais experts peuvent profiter non seulement de marchés haussiers, mais aussi de marchés baissiers. Si vous anticipez qu’une société va décliner ou qu’une action est surévaluée, vous pouvez vendre à découvert : emprunter l’action, la vendre, attendre que le prix baisse, puis la racheter pour la rendre au courtier, en réalisant la différence comme profit.
Deux grands risques de la vente à découvert
1. Le risque de devoir racheter à une date précise
La vente à découvert ne peut pas être maintenue indéfiniment. Avant une distribution de dividendes ou une assemblée générale, vous devez racheter les actions. Il faut donc vérifier la « date de clôture » de la vente à découvert, pour ne pas être pris au dépourvu.
2. Le risque de « short squeeze »
Le vendeur à découvert parie sur une baisse, mais si le prix remonte, il peut subir de lourdes pertes. Certains acteurs du marché cherchent à faire monter artificiellement le prix d’une action fortement shortée, pour forcer les vendeurs à découvert à racheter à un prix plus élevé, réalisant ainsi un profit. C’est ce qu’on appelle un « short squeeze », un cauchemar pour les vendeurs à découvert.
De plus, la vente à découvert comporte aussi un risque de liquidation si le prix monte trop : votre perte s’accroît, et le courtier peut vous forcer à racheter à un prix élevé.
Il faut donc faire preuve de discipline et gérer rigoureusement le risque.
VII. Stratégies concrètes pour l’investissement avec financement
1. Choisir des actifs avec catalyseurs clairs
Le financement est une stratégie de « gain rapide », donc privilégier des actions avec des catalyseurs précis :
Annonces de résultats trimestriels ou annuels
Politiques industrielles favorables
Fusions, acquisitions ou restructurations imminentes
Lancement de nouveaux produits ou services
Cela donne une logique claire à votre investissement, plutôt que de parier à l’aveugle.
2. Favoriser les grandes capitalisations
Les actions à grande capitalisation, avec une forte liquidité, sont préférables. Même en cas de choc, elles offrent plus de sécurité. Les petites capitalisations ont des fluctuations plus violentes, et le risque de liquidation est accru.
VIII. Conclusion : l’outil n’est ni bon ni mauvais, c’est l’usage qui fait la différence
L’investissement repose avant tout sur la compréhension des actifs et de l’économie globale. Le financement et la vente à découvert sont des leviers d’amplification. Bien utilisés, ils peuvent générer d’énormes gains ; mal utilisés, ils accélèrent les pertes. La clé est :
Comprendre l’impact du taux d’intérêt sur le coût, et calculer la durée optimale
Surveiller en permanence le ratio de maintien pour éviter la liquidation
Définir des points de sortie clairs, avec discipline
N’utiliser le financement que dans des opérations maîtrisées, éviter de jouer à la roulette
Une utilisation prudente et avisée de ces outils est la véritable clé de la réussite en investissement.
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Comment jouer avec le financement d'actions ? Maîtrisez le taux d'intérêt du financement et les risques, l'amplification des gains n'est pas un rêve
Préface : Pourquoi apprendre le financement ?
Acheter des actions peut se faire de plusieurs façons, beaucoup de débutants ne savent que mettre de l’argent de côté pour acheter des actions, attendre de percevoir des dividendes ou des plus-values. Mais si vous avez déjà étudié en profondeur les fondamentaux d’une entreprise, que vous avez repéré ses mouvements à venir, mais que votre capital est limité, comment maximiser votre effet d’investissement ? C’est là qu’interviennent les outils de « financement » et de « vente à découvert » (融券). En résumé, le financement vous permet d’amplifier vos gains lorsque le prix de l’action monte, la vente à découvert vous permet de profiter d’une baisse. Mais ne vous précipitez pas pour les utiliser, il faut d’abord comprendre leur mécanisme et leur coût, c’est la démarche d’un investisseur avisé.
I. La nature du financement : les règles du jeu pour emprunter pour acheter des actions
Qu’est-ce que le financement ?
La logique du financement est simple — vous ne disposez pas de tout le capital, mais vous croyez en une action, alors vous empruntez une partie de l’argent auprès de votre courtier pour l’acheter. En d’autres termes, le financement consiste en un partenariat entre l’investisseur qui fournit une partie des fonds et le courtier qui prête une autre partie, pour acheter ensemble des actions, lesquelles servent de garantie pour le prêt.
Pour faire une analogie, acheter une maison se fait souvent avec un prêt immobilier, car il n’est pas nécessaire de payer en une seule fois tout le montant. La logique pour acheter des actions est similaire — pourquoi mettre tout votre argent disponible dans une seule action ? Grâce au financement, vous pouvez participer à la même variation de prix avec moins de capital, en quelque sorte, faire de « l’effet de levier ».
L’attraction principale du financement est : les gains et les pertes sont amplifiés. Si cette arme à double tranchant est bien utilisée, elle peut doubler vos profits, mais mal utilisée, elle peut aussi doubler vos pertes. La prudence est donc de mise.
Comment le financement amplifie-t-il les gains ? Exemple illustré
Prenons un exemple : Petit Ours croit fortement en l’action Apple, dont le prix actuel est de 100 dollars, mais il ne dispose que de 40 dollars en cash. Il décide alors de financer l’achat : il met 40 dollars, le courtier lui prête 60 dollars, pour acheter 1 action Apple à 100 dollars.
Quelques jours plus tard, suite à une précommande exceptionnelle pour un nouveau produit, le prix monte à 150 dollars. Petit Ours décide de vendre, en déduisant le prêt de 60 dollars et les intérêts, il récupère environ 90 dollars.
En calculant : Apple a augmenté de 50% (de 100 à 150), mais le gain de Petit Ours est d’environ 125% (de 40 à 90) ! Si il avait acheté directement l’action, il n’aurait gagné que 50%. Voilà la puissance du financement.
Même avec 100 dollars en main, le financement permet de conserver une certaine flexibilité — par exemple, en pariant simultanément sur deux actions ou en renforçant une position lors de fluctuations du marché.
II. Coût du financement : comment calculer le taux d’intérêt ?
Quel est le taux d’intérêt du financement ?
Puisque le financement consiste en un emprunt, il faut payer des intérêts. Le taux annuel d’intérêt sur le marché taïwanais est généralement compris entre 4.5% et 6.65%, le taux précis dépend du courtier, des conditions du marché et du montant emprunté.
Beaucoup se concentrent sur le rendement, mais oublient une réalité : les intérêts sont calculés au jour le jour — plus vous empruntez longtemps, plus vous payez d’intérêts.
Formule de calcul du taux d’intérêt
Intérêt de financement = Montant emprunté × Taux annuel × Nombre de jours d’emprunt ÷ 365
Prenons un exemple réel pour estimer le coût :
Supposons que vous croyez en une action à 2000 NT$, et que vous achetez 1000 actions avec 80 000 NT$ de fonds propres et 120 000 NT$ de financement, pour un total de 200 000 NT$. Le taux annuel est de 6.65%. Après 20 jours, le prix monte à 2200 NT$, vous vendez.
Intérêt = 120 000 × 6.65% × 20 ÷ 365 ≈ 4 372 NT$
Votre profit serait de (2200 - 2000) × 1000 - 120 000 - 4 372 ≈ 195 628 NT$ (hors frais et taxes).
Cela semble intéressant. Mais si vous maintenez la position pendant 60 jours, l’intérêt sera de 13 116 NT$. Sur six mois, il peut atteindre environ 39 900 NT$, ce qui peut réduire considérablement votre profit.
Impact du taux d’intérêt sur la durée d’investissement
C’est pourquoi le financement est généralement une tactique à court terme, pas une stratégie de détention longue. Si une action offre un rendement de 4%, mais que le taux de financement est de 6.65%, même si le prix ne monte pas, les dividendes seront absorbés par les intérêts, voire vous coûteront de l’argent. Le financement est donc adapté à des opérations à court terme, avec des catalyseurs précis — par exemple, avant une annonce de résultats, une sortie de produit, ou une annonce de fusion/acquisition.
III. Avantages du financement : amplification des gains et flexibilité
1. Multiplier ses gains, amplifier l’effet de levier
Par rapport à l’achat direct, le financement permet de participer pleinement à la hausse ou à la baisse d’une action avec moins de capital. L’exemple d’Apple a déjà montré cela — avec 40 dollars, on peut réaliser un gain de 125%, ce qui est la principale attraction du financement pour les investisseurs.
2. Flexibilité dans l’utilisation des fonds
En n’utilisant qu’une partie de votre capital pour participer à la totalité de la variation, votre argent disponible peut être utilisé ailleurs :
Par exemple, si vous avez 2 millions NT$ au total, acheter uniquement une action A vous limite à ses mouvements. Mais avec du financement, vous pouvez emprunter 1 million pour acheter pour 2 millions d’actions A, tout en conservant 1 million pour investir dans B ou pour couvrir d’autres risques.
IV. Risques du financement : liquidation forcée et érosion par les intérêts
1. Risque de liquidation — la menace la plus grave
Le plus grand risque du financement est la « liquidation forcée ». Le courtier prête de l’argent pour acheter des actions, avec comme garantie cette action. Si le prix chute trop, le courtier craint de ne pas récupérer son argent.
Pour se protéger, le courtier fixe un « seuil de maintien ». Si le prix baisse et que le ratio de maintien tombe en dessous, il vous demande de déposer des fonds supplémentaires. Si vous ne le faites pas dans le délai, il peut vendre vos actions de force — c’est ce qu’on appelle la « liquidation ».
Exemple concret de liquidation
Petit Ours achète des actions TSMC à 500 NT$, en mettant 20 000 NT$ de fonds propres et en empruntant 20 000 NT$, pour un total de 40 000 NT$. Le ratio de maintien est de 200% (40 000 / 20 000). La situation semble sûre.
Mais suite à des événements géopolitiques, la valeur de TSMC chute à 380 NT$. Le ratio de maintien devient 190% (38 000 / 20 000). Si le seuil fixé par le courtier est de 130%, il faut recalculer : si le prêt était de 30 000 NT$, le ratio devient 126.7% (38 000 / 30 000), ce qui est en dessous du seuil.
Le courtier devient nerveux : si le prix continue de baisser, il risque de ne pas récupérer ses 30 000 NT$. Il demande donc à Petit Ours de déposer des fonds supplémentaires sous 2 jours, sinon il vendra de force.
Deux options s’offrent à lui :
Option 1 : déposer suffisamment pour que le ratio remonte à 130% ou plus — le courtier ne vend pas immédiatement, mais si le prix continue de baisser, le ratio redescend et il faudra encore déposer. Cela peut devenir une spirale sans fin de « marges à couvrir ».
Option 2 : déposer pour revenir au ratio initial — par exemple, 166.7% ou plus, pour éliminer tout danger.
C’est pour cela que les actualités financières parlent souvent de « liquidation forcée » ou de « risque de liquidation massive » — lors de fortes fluctuations, beaucoup de financés se retrouvent en danger.
( 2. L’érosion par les intérêts
Si vous achetez une action avec financement et que le marché reste stagnant, vous ne gagnez ni ne perdez grand-chose. Mais vous payez chaque jour des intérêts, ce qui peut finir par vous faire perdre de l’argent. C’est pourquoi le financement est plus adapté à des stratégies à court ou moyen terme, pas pour une stratégie d’investissement à long terme ou « buy and hold ».
V. Comment éviter les risques liés au financement ?
) 1. Surveiller attentivement le ratio de maintien
Le principal danger est la liquidation. Pour l’éviter, il faut suivre en permanence l’évolution du ratio de maintien. Dès qu’il approche du seuil critique, il faut rapidement déposer des fonds ou réduire la position.
De plus, il faut toujours garder une réserve de liquidités pour faire face à l’imprévu. Ne pas utiliser tout votre capital disponible pour le financement, c’est se mettre en danger.
( 2. Choisir judicieusement ses actifs et ses moments d’entrée
Le financement amplifie à la fois les gains et les pertes. Donc :
Choix des actifs : privilégier les actions à grande capitalisation, avec une forte liquidité. Les petites capitalisations ont des fluctuations plus violentes, et le risque de liquidation est plus élevé.
Moment d’entrée : idéalement, avant une annonce importante, une publication de résultats, ou une étape clé comme une fusion ou un lancement de produit. Cela vous donne une logique claire pour votre investissement, plutôt que de parier à l’aveugle.
Éviter les actions à faible rendement en dividendes : si le rendement en dividendes est de 4%, mais que le taux d’intérêt du financement est de 6.65%, le dividende sera absorbé par les intérêts, ce qui n’est pas rentable.
) 3. Fixer des stops-loss et des objectifs de profit
L’investissement avec financement doit être discipliné. Utilisez des indicateurs techniques pour définir :
La discipline dans la gestion des sorties est la clé de la réussite à long terme.
( 4. Investir par tranches pour réduire le risque
Personne ne peut prévoir le point le plus bas avec précision, mais en divisant votre investissement en plusieurs tranches, vous limitez le risque :
Supposons que vous croyez en une action et que vous souhaitez investir 3 millions NT$ via financement. Plutôt que d’acheter tout d’un coup, divisez en trois fois 1 million NT$.
De plus, vous pouvez diversifier votre portefeuille : si vous avez plusieurs actions ou secteurs en vue, la baisse d’un secteur peut être compensée par la hausse d’un autre. La stratégie de diversification augmente la probabilité de gains.
VI. Introduction à la vente à découvert : profiter de la baisse
) Qu’est-ce que la vente à découvert ?
Si le financement consiste à emprunter de l’argent pour acheter, la vente à découvert consiste à emprunter des actions pour les vendre.
Le collatéral pour la vente à découvert est la valeur de l’action, et il faut déposer environ 90% de cette valeur en cash comme garantie.
Les vrais experts peuvent profiter non seulement de marchés haussiers, mais aussi de marchés baissiers. Si vous anticipez qu’une société va décliner ou qu’une action est surévaluée, vous pouvez vendre à découvert : emprunter l’action, la vendre, attendre que le prix baisse, puis la racheter pour la rendre au courtier, en réalisant la différence comme profit.
Deux grands risques de la vente à découvert
1. Le risque de devoir racheter à une date précise
La vente à découvert ne peut pas être maintenue indéfiniment. Avant une distribution de dividendes ou une assemblée générale, vous devez racheter les actions. Il faut donc vérifier la « date de clôture » de la vente à découvert, pour ne pas être pris au dépourvu.
2. Le risque de « short squeeze »
Le vendeur à découvert parie sur une baisse, mais si le prix remonte, il peut subir de lourdes pertes. Certains acteurs du marché cherchent à faire monter artificiellement le prix d’une action fortement shortée, pour forcer les vendeurs à découvert à racheter à un prix plus élevé, réalisant ainsi un profit. C’est ce qu’on appelle un « short squeeze », un cauchemar pour les vendeurs à découvert.
De plus, la vente à découvert comporte aussi un risque de liquidation si le prix monte trop : votre perte s’accroît, et le courtier peut vous forcer à racheter à un prix élevé.
Il faut donc faire preuve de discipline et gérer rigoureusement le risque.
VII. Stratégies concrètes pour l’investissement avec financement
1. Choisir des actifs avec catalyseurs clairs
Le financement est une stratégie de « gain rapide », donc privilégier des actions avec des catalyseurs précis :
Cela donne une logique claire à votre investissement, plutôt que de parier à l’aveugle.
2. Favoriser les grandes capitalisations
Les actions à grande capitalisation, avec une forte liquidité, sont préférables. Même en cas de choc, elles offrent plus de sécurité. Les petites capitalisations ont des fluctuations plus violentes, et le risque de liquidation est accru.
VIII. Conclusion : l’outil n’est ni bon ni mauvais, c’est l’usage qui fait la différence
L’investissement repose avant tout sur la compréhension des actifs et de l’économie globale. Le financement et la vente à découvert sont des leviers d’amplification. Bien utilisés, ils peuvent générer d’énormes gains ; mal utilisés, ils accélèrent les pertes. La clé est :
Une utilisation prudente et avisée de ces outils est la véritable clé de la réussite en investissement.