Dans le domaine de l’investissement, le terme trust (Trust) est un vocabulaire que nous entendons fréquemment, mais beaucoup ne comprennent pas vraiment ce qu’est un trust et pourquoi il est important.
Sur le plan juridique et de la gestion, un trust (Trust) est un outil de gestion d’actifs par une partie centrale, appelée le trustee (Trustee), qui intervient pour administrer. Le trustee reçoit la propriété des actifs du propriétaire et les gère conformément au contrat et à la volonté du propriétaire. Une fois que des revenus sont générés, ils sont redistribués aux bénéficiaires (Beneficiary) selon l’accord.
Les actifs gérés dans ce trust peuvent être de plusieurs types : capitaux, immobilier, actions, obligations, entreprises, œuvres d’art, dettes ou autres actifs générant des revenus.
Qui sont les parties impliquées dans un trust ?
La création d’un trust nécessite la participation de 3 parties :
Première partie : le fondateur du trust (Settlor) est le propriétaire initial des biens qui sont transférés dans le trust. Il conserve la propriété de ces biens, mais ne peut pas en bénéficier ou en contrôler l’usage une fois transférés.
Deuxième partie : le gestionnaire des biens (Trustee) a pour rôle d’administrer les biens selon le contrat. Il n’a pas de part dans les bénéfices, mais peut percevoir des frais de gestion ou d’administration.
Troisième partie : le bénéficiaire (Beneficiary) est la personne qui recevra les revenus du trust selon les conditions du contrat. Il a également le droit de réclamer des dommages et intérêts si le trustee gère de manière abusive, et peut demander la restitution des biens.
Le trust doit comporter 3 éléments pour être conforme à la loi
Pour que la création d’un trust soit légale, il doit comporter :
Premièrement : la certitude de la volonté (Certainty of Word) : il faut une déclaration claire de la volonté de créer le trust entre le fondateur et le trustee, sans ambiguïté.
Deuxièmement : la certitude de l’objet (Certainty of Subject Matter) : les biens transférés doivent exister, être clairement identifiés, et leur gestion doit permettre d’en tirer des bénéfices.
Troisièmement : la certitude du bénéficiaire (Certainty of Object) : il doit y avoir une personne identifiable et capable de recevoir les bénéfices (pas une personne disparue ou décédée).
Quelles sont les différentes catégories de trust ?
Les trusts se divisent en plusieurs types selon leurs conditions et objectifs :
Trust révocable (Revocable Trust) : le fondateur peut modifier ou annuler le trust à tout moment. Convient à ceux qui veulent garder une certaine flexibilité.
Trust irrévocable (Irrevocable Trust) : une fois créé, il ne peut pas être modifié. Offre une meilleure protection et des avantages fiscaux accrus.
Il existe aussi d’autres types, comme : le trust de protection d’actifs (Asset Protection Trust), le trust aveugle (Blind Trust), le trust caritatif (Charitable Trust), le trust pour la gestion de succession (Generation-Skipping Trust), le trust pour avantages fiscaux (Grantor Retained Annuity Trust), le trust pour gestion immobilière (Land or Real Estate Trust), le trust pour gestion de mariage (Marital Trust), et le trust à but spécifique (Special Needs Trust).
Trust vs REIT : quelles différences ?
REIT (Real Estate Investment Trust) est un type de trust créé spécifiquement pour gérer des intérêts dans l’immobilier.
En termes de similitudes, le trust et le REIT ne sont pas des personnes morales, et tous deux sont créés par un contrat de trust.
Mais la différence principale est que le trust peut gérer divers types d’actifs, alors que le REIT se limite à l’immobilier. On peut dire que “tous les trusts qui gèrent de l’immobilier sont des REIT”, mais “tous les REIT ne sont pas forcément des trusts”.
Trust vs Fonds : quelle différence impactant l’investisseur ?
Le fonds d’investissement (Fund) est un autre outil de gestion d’actifs, mais il diffère nettement du trust.
Le fonds rassemble l’argent de plusieurs investisseurs pour l’investir selon l’objectif du fonds. Les revenus sont distribués sous forme de dividendes aux porteurs de parts.
Deux principales différences :
Premièrement, la personnalité juridique : le fonds a la personnalité morale, alors que le trust n’en a pas.
Deuxièmement, la procédure de création : le fonds doit être enregistré et approuvé par l’autorité compétente, tandis que le trust est un contrat civil, plus flexible.
Les avantages du trust
Pourquoi autant de personnes utilisent-elles le trust ? Parce qu’il offre de nombreux bénéfices.
Le trust permet de distribuer des revenus à d’autres sans transférer la propriété. À l’origine utilisé pour la gestion de successions, il a été adapté pour l’investissement.
Il garantit également que la gestion respecte la volonté du propriétaire, car le contrat doit préciser cette intention.
De plus, le trust peut offrir des avantages fiscaux, puisqu’il ne concerne pas directement le transfert de propriété. La création d’un trust peut donc bénéficier d’incitations fiscales selon la législation de chaque pays.
Un trust révocable est aussi utile si le propriétaire devient malade ou incapable. Un gestionnaire professionnel peut prendre en charge la gestion, et si le propriétaire peut reprendre la gestion, il peut également révoquer le trust.
Histoire du trust
L’idée de trust remonte à l’époque romaine, où il était utilisé pour la gestion de testaments. Au Moyen Âge en Angleterre, il a commencé à s’appliquer aux biens de personnes vivantes.
Particulièrement chez les nobles en guerre, qui confiaient leurs terres à des personnes de confiance pour gérer les bénéfices et transmettre à leur famille. La création de trust reposait alors sur la confiance et un contrat, un système encore en usage aujourd’hui.
Quels types de trust peut-on investir en Thaïlande ?
En Thaïlande, la Securities and Exchange Commission (SEC) a publié un avis permettant la création de trusts pour la collecte de fonds sur le marché financier, avec deux formes principales :
Première : trust à gestion active (Active Trust) : créé pour faire fructifier les actifs, par exemple pour les investissements d’institutions ou de grands investisseurs (II/HNW Trust Fund) ou pour l’immobilier (REIT).
Deuxième : trust à détention passive (Passive Trust) : créé pour la gestion d’actifs à des fins spécifiques, comme un plan d’options d’achat d’actions pour les employés (ESOP), un partenariat entre employeur et employés (EJIP), ou pour constituer un fonds de réserve (Reserve Account), un fonds d’épargne (Sinking Fund) pour le remboursement d’obligations.
Aujourd’hui, la majorité des trusts en Thaïlande sont des trusts d’investissement immobilier, c’est-à-dire des REIT, ce qui limite l’accès général aux investisseurs via ce seul véhicule.
Ce que l’on gagne à comprendre le trust
Le trust n’est pas une notion compliquée comme beaucoup le pensent. C’est simplement un outil de gestion d’actifs conçu pour permettre au propriétaire de distribuer des revenus à d’autres de manière organisée et sécurisée.
Bien qu’à l’origine créé pour gérer des successions, il peut aujourd’hui gérer presque tous types d’actifs. Si le trust gère des biens immobiliers, on parle alors de REIT. Lorsqu’un trust génère des revenus, ceux-ci sont distribués sous forme de dividendes aux investisseurs.
Ainsi, le trust constitue une option supplémentaire pour les investisseurs souhaitant accéder à de grands actifs sans disposer des fonds nécessaires pour investir directement. Comprendre le trust est une étape essentielle pour prendre des décisions d’investissement éclairées.
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Fiducie (Trust) que les investisseurs doivent connaître : est-elle similaire ou différente des REIT et des fonds traditionnels
Qu’est-ce qu’une trust exactement
Dans le domaine de l’investissement, le terme trust (Trust) est un vocabulaire que nous entendons fréquemment, mais beaucoup ne comprennent pas vraiment ce qu’est un trust et pourquoi il est important.
Sur le plan juridique et de la gestion, un trust (Trust) est un outil de gestion d’actifs par une partie centrale, appelée le trustee (Trustee), qui intervient pour administrer. Le trustee reçoit la propriété des actifs du propriétaire et les gère conformément au contrat et à la volonté du propriétaire. Une fois que des revenus sont générés, ils sont redistribués aux bénéficiaires (Beneficiary) selon l’accord.
Les actifs gérés dans ce trust peuvent être de plusieurs types : capitaux, immobilier, actions, obligations, entreprises, œuvres d’art, dettes ou autres actifs générant des revenus.
Qui sont les parties impliquées dans un trust ?
La création d’un trust nécessite la participation de 3 parties :
Première partie : le fondateur du trust (Settlor) est le propriétaire initial des biens qui sont transférés dans le trust. Il conserve la propriété de ces biens, mais ne peut pas en bénéficier ou en contrôler l’usage une fois transférés.
Deuxième partie : le gestionnaire des biens (Trustee) a pour rôle d’administrer les biens selon le contrat. Il n’a pas de part dans les bénéfices, mais peut percevoir des frais de gestion ou d’administration.
Troisième partie : le bénéficiaire (Beneficiary) est la personne qui recevra les revenus du trust selon les conditions du contrat. Il a également le droit de réclamer des dommages et intérêts si le trustee gère de manière abusive, et peut demander la restitution des biens.
Le trust doit comporter 3 éléments pour être conforme à la loi
Pour que la création d’un trust soit légale, il doit comporter :
Premièrement : la certitude de la volonté (Certainty of Word) : il faut une déclaration claire de la volonté de créer le trust entre le fondateur et le trustee, sans ambiguïté.
Deuxièmement : la certitude de l’objet (Certainty of Subject Matter) : les biens transférés doivent exister, être clairement identifiés, et leur gestion doit permettre d’en tirer des bénéfices.
Troisièmement : la certitude du bénéficiaire (Certainty of Object) : il doit y avoir une personne identifiable et capable de recevoir les bénéfices (pas une personne disparue ou décédée).
Quelles sont les différentes catégories de trust ?
Les trusts se divisent en plusieurs types selon leurs conditions et objectifs :
Trust révocable (Revocable Trust) : le fondateur peut modifier ou annuler le trust à tout moment. Convient à ceux qui veulent garder une certaine flexibilité.
Trust irrévocable (Irrevocable Trust) : une fois créé, il ne peut pas être modifié. Offre une meilleure protection et des avantages fiscaux accrus.
Il existe aussi d’autres types, comme : le trust de protection d’actifs (Asset Protection Trust), le trust aveugle (Blind Trust), le trust caritatif (Charitable Trust), le trust pour la gestion de succession (Generation-Skipping Trust), le trust pour avantages fiscaux (Grantor Retained Annuity Trust), le trust pour gestion immobilière (Land or Real Estate Trust), le trust pour gestion de mariage (Marital Trust), et le trust à but spécifique (Special Needs Trust).
Trust vs REIT : quelles différences ?
REIT (Real Estate Investment Trust) est un type de trust créé spécifiquement pour gérer des intérêts dans l’immobilier.
En termes de similitudes, le trust et le REIT ne sont pas des personnes morales, et tous deux sont créés par un contrat de trust.
Mais la différence principale est que le trust peut gérer divers types d’actifs, alors que le REIT se limite à l’immobilier. On peut dire que “tous les trusts qui gèrent de l’immobilier sont des REIT”, mais “tous les REIT ne sont pas forcément des trusts”.
Trust vs Fonds : quelle différence impactant l’investisseur ?
Le fonds d’investissement (Fund) est un autre outil de gestion d’actifs, mais il diffère nettement du trust.
Le fonds rassemble l’argent de plusieurs investisseurs pour l’investir selon l’objectif du fonds. Les revenus sont distribués sous forme de dividendes aux porteurs de parts.
Deux principales différences :
Premièrement, la personnalité juridique : le fonds a la personnalité morale, alors que le trust n’en a pas.
Deuxièmement, la procédure de création : le fonds doit être enregistré et approuvé par l’autorité compétente, tandis que le trust est un contrat civil, plus flexible.
Les avantages du trust
Pourquoi autant de personnes utilisent-elles le trust ? Parce qu’il offre de nombreux bénéfices.
Le trust permet de distribuer des revenus à d’autres sans transférer la propriété. À l’origine utilisé pour la gestion de successions, il a été adapté pour l’investissement.
Il garantit également que la gestion respecte la volonté du propriétaire, car le contrat doit préciser cette intention.
De plus, le trust peut offrir des avantages fiscaux, puisqu’il ne concerne pas directement le transfert de propriété. La création d’un trust peut donc bénéficier d’incitations fiscales selon la législation de chaque pays.
Un trust révocable est aussi utile si le propriétaire devient malade ou incapable. Un gestionnaire professionnel peut prendre en charge la gestion, et si le propriétaire peut reprendre la gestion, il peut également révoquer le trust.
Histoire du trust
L’idée de trust remonte à l’époque romaine, où il était utilisé pour la gestion de testaments. Au Moyen Âge en Angleterre, il a commencé à s’appliquer aux biens de personnes vivantes.
Particulièrement chez les nobles en guerre, qui confiaient leurs terres à des personnes de confiance pour gérer les bénéfices et transmettre à leur famille. La création de trust reposait alors sur la confiance et un contrat, un système encore en usage aujourd’hui.
Quels types de trust peut-on investir en Thaïlande ?
En Thaïlande, la Securities and Exchange Commission (SEC) a publié un avis permettant la création de trusts pour la collecte de fonds sur le marché financier, avec deux formes principales :
Première : trust à gestion active (Active Trust) : créé pour faire fructifier les actifs, par exemple pour les investissements d’institutions ou de grands investisseurs (II/HNW Trust Fund) ou pour l’immobilier (REIT).
Deuxième : trust à détention passive (Passive Trust) : créé pour la gestion d’actifs à des fins spécifiques, comme un plan d’options d’achat d’actions pour les employés (ESOP), un partenariat entre employeur et employés (EJIP), ou pour constituer un fonds de réserve (Reserve Account), un fonds d’épargne (Sinking Fund) pour le remboursement d’obligations.
Aujourd’hui, la majorité des trusts en Thaïlande sont des trusts d’investissement immobilier, c’est-à-dire des REIT, ce qui limite l’accès général aux investisseurs via ce seul véhicule.
Ce que l’on gagne à comprendre le trust
Le trust n’est pas une notion compliquée comme beaucoup le pensent. C’est simplement un outil de gestion d’actifs conçu pour permettre au propriétaire de distribuer des revenus à d’autres de manière organisée et sécurisée.
Bien qu’à l’origine créé pour gérer des successions, il peut aujourd’hui gérer presque tous types d’actifs. Si le trust gère des biens immobiliers, on parle alors de REIT. Lorsqu’un trust génère des revenus, ceux-ci sont distribués sous forme de dividendes aux investisseurs.
Ainsi, le trust constitue une option supplémentaire pour les investisseurs souhaitant accéder à de grands actifs sans disposer des fonds nécessaires pour investir directement. Comprendre le trust est une étape essentielle pour prendre des décisions d’investissement éclairées.