Le marché boursier des actions en Corée du Sud vient de connaître l'une de ses séances de choc les plus brutales depuis des mois.
L'indice KOSPI a plongé de 9 % le 28 juillet, repassant sous 6 200 pour la première fois depuis avril. La Korea Exchange a activé à la fois le disjoncteur « sidecar » côté vente et le coupe-circuit à l’échelle du marché, entraînant un arrêt temporaire des ordres de vente via programmes, tandis que la panique se propageait dans tout le marché.
Le secteur des semi-conducteurs a mené la baisse :
SK Hynix : -12 %+
Samsung Electronics : -10 %+
La pression a suivi une séance américaine sur les puces jugée faible : l'indice Philadelphia Semiconductor a reculé de plus de 2 %, SanDisk a chuté de 11 % et Nvidia a baissé d'environ 5 %.
Le déclencheur a été ChangXin Memory Technologies (CXMT). Son arrivée remarquée à la bourse de Shanghai a ravivé les craintes que l’émergent champion chinois du DRAM puisse remettre en cause l'oligopole historique des puces mémoire, dominé par Samsung Electronics, SK Hynix et Micron.
Plusieurs thèses baissières se sont enchaînées en même temps :
Crainte d'un excès d’offre sur le marché de la mémoire
Anticipations selon lesquelles les prix du DRAM pourraient avoir atteint un pic
Questions sur la pérennité de la demande de semi-conducteurs tirée par l’IA
Perspectives d’un nouveau concurrent de taille qui passe à l’échelle de la production
Même si une seule introduction en bourse ne peut pas remodeler l’industrie du jour au lendemain, le marché réévalue rapidement la possibilité que les marges futures de la mémoire fassent face à une pression concurrentielle plus forte que prévu.
Pour les investisseurs en semi-conducteurs, l’attention est passée du pic des résultats à la solidité du prochain cycle.












