Oppenheimer et KeyBanc ont abaissé leurs objectifs de cours pour les actions de Netflix (NFLX) avant les résultats du deuxième trimestre de la société, prévus plus tard cette semaine. Oppenheimer a ramené son objectif à 100 dollars, contre 120 auparavant, tandis que KeyBanc l’a réduit à 92 dollars, contre 115. Ces baisses font suite à des coupes similaires de Citi et Bernstein la semaine dernière, qui avaient toutes deux ramené leurs objectifs à 100 dollars. Les analystes ont indiqué que ces ajustements reflétaient des préoccupations liées à la valorisation, Netflix étant coté à une prime par rapport à ses pairs du secteur malgré un ralentissement de la croissance des revenus. Les quatre firmes ont toutefois maintenu des notes Équivalent Achat sur le titre. Les actions de Netflix ont légèrement progressé de 0,6 % dans les échanges avant ouverture ce lundi, tandis que le sentiment retail sur Stocktwits restait dans un territoire haussier sur la semaine écoulée.
Les analystes évoquent des inquiétudes de valorisation pour justifier les baisses d’objectifs sur Netflix
Les analystes ont, dans l’ensemble, indiqué que la valorisation de Netflix s’était tendue par rapport à ses fondamentaux à court terme. L’analyste de Citi Jason Bazinet a détaillé quatre facteurs susceptibles de peser sur le sentiment du marché : des tendances d’audience plus molles, l’incertitude entourant d’éventuelles fusions-acquisitions, l’absence de nouveaux catalyseurs à court terme et la rotation des capitaux des investisseurs vers les valeurs de semi-conducteurs. Malgré les objectifs de cours plus bas, les quatre firmes ont maintenu des notes Équivalent Achat, évoquant des inquiétudes de valorisation plutôt qu’un affaiblissement des perspectives à long terme.
Netflix a abandonné la piste de fusion avec Warner Bros. Discovery
Les baisses d’objectifs de cours s’expliquent par l’abandon de la poursuite de Netflix concernant Warner Bros. Discovery. Les deux sociétés auraient discuté d’une transaction en numéraire, un accord ayant suscité des interrogations compte tenu de la part d’environ 20 % de Netflix dans le marché mondial du streaming. Si la fusion avait abouti, une entité combinée aurait probablement franchi le seuil de 30 % que les régulateurs considèrent généralement comme une présomption d’illégalité dans le cadre des lignes directrices sur les fusions. Netflix est depuis revenu sur sa décision, et le titre aurait progressé à l’annonce. La démission du fondateur de longue date et président Reed Hastings a également pesé sur le sentiment cette année.
Wall Street prévoit 12,58 milliards de dollars de revenus pour Netflix au T2
Les estimations consensuelles tablent sur des revenus de l’ordre de 12,58 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse d’environ 13,5 % à 13,8 % d’une année sur l’autre, soit la croissance la plus lente de Netflix en plus d’un an. Wall Street vise également un bénéfice par action (BPA) de 0,79 dollar. La direction a guidé vers une marge opérationnelle de 32,6 % pour le trimestre. Les analystes surveilleront de près si les revenus publicitaires sont en bonne voie pour atteindre l’objectif annuel d’environ 3 milliards de dollars de Netflix et si la publication décevante du T1, qui a manqué les estimations de BPA d’environ 8 %, était un cas isolé. Ils observeront également l’évolution de l’engagement après que Netflix a cessé de publier régulièrement le nombre d’abonnés après le premier trimestre. Le titre NFLX a reculé de plus de 20 % depuis le début de l’année et de plus de 40 % sur les 12 derniers mois.
FAQ
Que ont fait Oppenheimer et KeyBanc concernant les objectifs de cours de Netflix ?
Oppenheimer a abaissé son objectif de cours sur Netflix à 100 dollars, contre 120 auparavant, tandis que KeyBanc a réduit son objectif à 92 dollars, contre 115, avant les résultats du deuxième trimestre de la société prévus plus tard cette semaine.
Pourquoi les analystes ont-ils abaissé leurs objectifs de cours pour l’action Netflix ?
Les analystes ont indiqué que ces baisses reflétaient des préoccupations liées à la valorisation, Netflix étant coté à une prime par rapport à ses pairs du secteur malgré un ralentissement de la croissance des revenus. L’analyste de Citi Jason Bazinet a détaillé quatre facteurs : des tendances d’audience plus molles, l’incertitude entourant d’éventuelles fusions-acquisitions, l’absence de nouveaux catalyseurs à court terme et la rotation des capitaux des investisseurs vers les valeurs de semi-conducteurs.
Quelles sont les prévisions de Wall Street pour les revenus et les bénéfices de Netflix au T2 ?
Les estimations consensuelles tablent sur des revenus de l’ordre de 12,58 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse d’environ 13,5 % à 13,8 % d’une année sur l’autre, et sur un bénéfice par action (BPA) de 0,79 dollar. La direction a guidé vers une marge opérationnelle de 32,6 % pour le trimestre.